Apprendre

novembre 3, 2008 at 11:24 (Reflexions) (, , , , , , , )

 

C’est assez désespérant. On dit toujours que l’on apprend en faisant des erreurs, mais faire l’erreur d’une confiance mal placée à maintes reprises, c’est plus de l’apprentissage, c’est se tromper soit même pour un oui ou pour un non. Mais alors vient une question qui s’applique à bien des domaines, « Quand est ce qu’on a fini d’apprendre ? ».

 « Jamais. » me répondra le père de famille ayant appris à divorcer à quarante-cinq ans. Mais alors où est cette fois encore le juste milieu ? Repasser à plusieurs reprises d’un cadre psychologique d’apprentissage à un état d’esprit où on ne laisse plus passer la moindre erreur de sa part ou de celle d’autrui n’en est pas moins logique. Une perte de temps majeure potentielle n’en est pas moins réelle dans un cadre d’apprentissage. Comme dirait S. : « Si on t’entube, entube celui de devant. »

En réalité, la réponse la plus simple, la plus rapide, la plus réaliste et la plus facile, c’est : « Arrêtes de réfléchir. ». Manque de chance, ca n’empêche de réfléchir n’importe qui que quelques minutes.

Dixit H.

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Substituts

octobre 1, 2008 at 6:27 (Reflexions) (, , , , , )

 

Les substituts, une fois habitué à leur utilisation, à leur consommation, deviennent plus que de simples substituts sans réelle nécessité. On croit que l’on peut s’en passer, mais ce n’est plus le cas tant que l’on n’en prend pas conscience. Se rappeler la consommation du véritable acte revient à se souvenir de la vérité. Le substitut devient lentement une addiction insidieuse, mais l’acte en lui même est bien plus.

Comprendra qui voudra, et y verra un pâle reflet de sa vie qui ouvrira les yeux.

Dixit H.

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Dualité

septembre 15, 2008 at 3:01 (Reflexions) (, , , , , )

 

Pour décrire un événement ou une action, on utilise des adjectifs. Ces adjectifs sont eux même définit par une signification arbitraire ainsi que par une connotation qui leur est propre. On ne peut se permettre de remettre en question ces significations arbitraires, sans quoi cette langue que nous parlons n’aurait plus de sens… Cependant, on peut remettre en question les connotations que nous attachons à chaque mot. Ainsi, qu’est ce qui différencie le courage de la folie, la ruse de la lâcheté… ?

On remarquera que pour chaque mot, il existe son contraire. Non pas en terme de signification, mais en terme de connotation. Mais alors, le point de vue de chacun fixe-t-il l’appréciation que nous pouvons donner à chaque situation ? Pourquoi n’est-elle-pas arbitraire comme l’est elle-même la signification ? Sans vouloir citer le dialogue d’un film de renommé moyenne, un homme fou peut-il de manière lucide se considérer comme le dernier homme sensé sur cette terre ? Le bien et le mal ne sont-ils que subjectivité où chacun choisira de penser ce qu’il veut, ou bien le code moral conventionnel est-il un modèle à suivre ?

La subjectivité n’amène aucune constructivité. C’est comme les gouts et les couleurs : chacun sa merde. Pourtant, le seul chemin apparent de réflexion concrète est lui aussi une impasse. Les conventions sont-elles même construites à partir du point de vue d’une ou plusieurs personnes quelconques, et qui dit point de vue, dit point de vue subjectif…

Moralité, en conclusion je citerais une nouvelle fois pour revendiquer cette interrogation… Comment définir le réel ?

Dixit H.

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Urbanisme

septembre 4, 2008 at 3:25 (Reflexions) (, , , , )

 

Quoi de plus merveilleux qu’un lundi matin brumeux, où le soleil n’arrive pas à percer les nuages gris avant 10h, dans les transports en commun ou les gens sont tassés comme des sardines. Alors que les esprits ne sont pas encore totalement sortis du sommeil et des souvenirs du weekend, que les effluves de transpirations agressives vous prennent à la gorge, tentant vainement de vous faire vomir le petit dej’ que vous n’avez pas avalé (même si c’est pourtant le repas le plus important de la journée).

Et le soir au retour c’est encore pire. Les gens font la gueule parce qu’ils ont une vie de merde, parce qu’il ne fait pas beau, parce que la jolie femme qu’ils ont épousé à 20 ans en a maintenant 40 et a doublé de masse corporelle, tandis que ses magnifiques seins, âpres avoir servi (rôle naturel pourtant) de garde manger, ne sont plus qu’un tas de masses graisseuses pendant lamentablement vers le sol, loi de la gravité oblige.

Si au milieu d’autant de gens lamentés, vidés, moches … vous n’arrivez pas à vous sentir beau, intelligent, raffiné, odorant convenablement (et pour peu qu’ils vous restent encore des rêves et des amis (et les seins plus haut que le nombril), vous êtes inestimablement chanceux), je ne sais trop ce qu’il vous faut! Sauf peut être une vache et un champ…

Dixit F.

 

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Résolution

septembre 1, 2008 at 12:25 (Reflexions) (, , , )

 

Une résolution nous permet d’exprimer ce vers quoi on aimerait tendre, sans pour autant se permettre d’y arriver. Si on veut vraiment changer, on change, on ne promet pas qu’on le fera.

La résolution est donc par essence à ne pas tenir.

Dixit F.

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Fall in’

août 28, 2008 at 9:51 (Reflexions) (, , , , , )

 

Qu’est-ce qu’aimer… ? Aimer, c’est apprécier tout chez l’autre, ou seulement une partie ? A partir de là, jusqu’où peut on aller dans la description de cette affection nommée plus haut ? Est-ce-qu’il est naturel de penser que l’on aime l’autre lorsque l’on n’a pas envie de trouver, de chercher, un défaut qui nous est désagréable chez l’autre ? N’est-ce pas là un effort manifeste de vouloir rejeter ce que nous ne voulons pas voir ?

Est-il naturel de le chercher d’autre part ? Puisque si l’on ne le cherche pas, on reste naturel parce qu’il n’est pas positif de vouloir chercher le mal en l’autre, par pur négativisme, mais le chercher revient à démontrer que l’autre est naturel, puisque personne n’est parfait et que ses mauvais cotés eux même peuvent être appréciés.

Pourtant, il n’est peut être pas moral de penser “je l’aime dirais-je, mais qu’est-ce-que je n’aime pas chez elle/lui ?”… Dans un cas, aimer le tout que forme l’autre, veut signifier que l’on ne peut aimer l’autre si l’on trouve seulement un défaut qui le/la déprécie à nos yeux. Dans l’autre cas, aimer une partie d’un tout, cela n’est donc plus par définition inconditionnel, unilatéral, entier, et donc véritable…

L’amour n’existe donc véritable pas ? L’amour n’est donc qu’un mot vidé de substance qui n’est définit que de manière subjective par son locuteur ?

De part ce raisonnement, on peut en venir à la conclusion que tout n’est pas descriptible, quantifiable, raisonné… Mais comment alors trouver le juste milieu entre une connexion à sens unique et une connexion à échanges purement bilatéraux et égaux ?

Par ailleurs, s’il est naturel de vouloir savoir ce que l’autre apprécie chez nous, cette curiosité pourrait fort bien n’être que déplacée et inapaisable. Est-ce-qu’il est naturel de vouloir connaitre ce qu’on l’autre aime chez nous ? Ou bien cela est juste un questionnement sensé nous rassurer sur notre nature profonde ? Parce qu’au fond, ceux qui se posent la question ne le méritent-ils pas tout simplement en vérité, par simple fait d’humilité ?

 

L’amour est insubstanciel, une brume inconsistante, l’amour est utopique, l’amour n’existe pas.

 Dixit H.

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Satisfaction

août 25, 2008 at 1:14 (Reflexions) (, , )

 

J’ai constaté avec humour et dépit que lorsque nous sommes satisfaits, nous n’avançons plus dans la vie. Nous ne faisons plus d’effort pour être meilleur, nous rapprocher de notre idéal, avoir plus de qualités ou d’expérience. Seulement, avant cela, nous aurions cru ne pas nous arrêter après avoir obtenu cette seule satisfaction. À ce moment là, sommes-nous bloqué ou simplement arrivé à la fin de notre voyage personnel ?

Sans cette recherche constante de perfectionnement, nous n’avons plus qu’à nous assoir et attendre, attendre la fin de notre vie. Si c’est la fin de notre voyage personnel, cela signifie que tous nos efforts s’associeront dans le but de ne pas perdre cette unique satisfaction. Plus d’efforts placés en cela que pour réellement progresser dans quoi que ce soit. Juste s’accrocher comme un homme en train de mourir à la photo de son fils et de sa femme… Un homme en sursis.

Si l’on est juste bloqué en revanche, alors il suffit de trouver un moyen de contourner, de manière si possible à laisser cette satisfaction nous accompagner. Ne pas s’arrêter à ce détail de bonheur qui nous a touchés. Se pousser plus encore, pour atteindre cette satisfaction parfaite qui nous comblera jusqu’à la fin.

Mais alors intervient la notion de perfection. Par définition, elle est utopique, elle est imaginaire, puisque rien autour de nous n’est parfait. Que des yeux lucides me montrent une chose parfaite, et je vous répondrais que je suis d’accord, que la perfection existe. Mais généralement, notre vision, notre pensé, est altéré par cette première satisfaction incomplète et partielle…

Et si justement nous courions après une satisfaction imaginaire, que nous n’atteindrons jamais, puisqu’elle est infinie ? Là tout est affaire de juste milieu et de volonté…

Dixit H.

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Statistiques

août 23, 2008 at 11:20 (Reflexions) (, , )


J’ai entendu quelqu’un parler d’un homme avec qui il avait fait connaissance. Il l’avait à nouveau rencontré, de manière également fortuite. Une de ces rencontres qui ne se produisent généralement jamais. Comme de saluer une même personne inconnue à Rome, puis à Paris. Une rencontre très rare.

Sur le moment, j’ai essayé de rassembler mes souvenirs, pour me rappeler à quels sentiments personnels se référaient ce genre d’évènements. Et j’en ai déduit qu’à sa place, ce qui était aussi son cas, j‘aurais été très enthousiasmé. Pourtant, je me suis dis aussitôt, puisque possédant à ce moment là plus de recul que mon interlocuteur, que ce genre de choses n’a d’exceptionnel que la probabilité qu’elles ont de survenir. Je me suis dis que, pour autant que cela soit naturel, ce genre de réaction était totalement naïve et dictée par les émotions. Croirait-on que cette personne rencontré deux fois, suite à un événement purement statistiquement exceptionnel va nous accorder plus d’intérêt par ce simple fait ? Et même si ce sentiment est partagé, il n’en est pas moins vide de sens et sans fondement.

Qui, d’autre part, se mettrait tout à coup à croire au destin, ou à la main de Dieu ? Pourquoi la seule explication lucide, mis à part la surprise, de notre enthousiasme face à ce type d’événements, est-elle purement divine, où dut à une puissance supérieure ?

Peut être le fait que cela nous soit arrivé à nous, nous fait nous sentir plus important. Puisque rentrant dans la catégorie des gens aux « statistiques de vie » originales, nous sommes nous aussi original…

Dixit H.

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Introduction

août 23, 2008 at 12:12 (Annonces) (, )

Le “Who, why, what, where and how ?”

(par) Qui :
Penseurs anonymes.

Pourquoi (faire) :
Exprimer.

(à propos de) Quoi :
Sujets de société.

(pour vous qui venez d’) :
De France, de Belgique, du Canada… Destiné à un public francophone.

(réalisé) Comment :
Des reflexions verbales.

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