Fall in’

août 28, 2008 at 9:51 (Reflexions) (, , , , , )

 

Qu’est-ce qu’aimer… ? Aimer, c’est apprécier tout chez l’autre, ou seulement une partie ? A partir de là, jusqu’où peut on aller dans la description de cette affection nommée plus haut ? Est-ce-qu’il est naturel de penser que l’on aime l’autre lorsque l’on n’a pas envie de trouver, de chercher, un défaut qui nous est désagréable chez l’autre ? N’est-ce pas là un effort manifeste de vouloir rejeter ce que nous ne voulons pas voir ?

Est-il naturel de le chercher d’autre part ? Puisque si l’on ne le cherche pas, on reste naturel parce qu’il n’est pas positif de vouloir chercher le mal en l’autre, par pur négativisme, mais le chercher revient à démontrer que l’autre est naturel, puisque personne n’est parfait et que ses mauvais cotés eux même peuvent être appréciés.

Pourtant, il n’est peut être pas moral de penser “je l’aime dirais-je, mais qu’est-ce-que je n’aime pas chez elle/lui ?”… Dans un cas, aimer le tout que forme l’autre, veut signifier que l’on ne peut aimer l’autre si l’on trouve seulement un défaut qui le/la déprécie à nos yeux. Dans l’autre cas, aimer une partie d’un tout, cela n’est donc plus par définition inconditionnel, unilatéral, entier, et donc véritable…

L’amour n’existe donc véritable pas ? L’amour n’est donc qu’un mot vidé de substance qui n’est définit que de manière subjective par son locuteur ?

De part ce raisonnement, on peut en venir à la conclusion que tout n’est pas descriptible, quantifiable, raisonné… Mais comment alors trouver le juste milieu entre une connexion à sens unique et une connexion à échanges purement bilatéraux et égaux ?

Par ailleurs, s’il est naturel de vouloir savoir ce que l’autre apprécie chez nous, cette curiosité pourrait fort bien n’être que déplacée et inapaisable. Est-ce-qu’il est naturel de vouloir connaitre ce qu’on l’autre aime chez nous ? Ou bien cela est juste un questionnement sensé nous rassurer sur notre nature profonde ? Parce qu’au fond, ceux qui se posent la question ne le méritent-ils pas tout simplement en vérité, par simple fait d’humilité ?

 

L’amour est insubstanciel, une brume inconsistante, l’amour est utopique, l’amour n’existe pas.

 Dixit H.

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Satisfaction

août 25, 2008 at 1:14 (Reflexions) (, , )

 

J’ai constaté avec humour et dépit que lorsque nous sommes satisfaits, nous n’avançons plus dans la vie. Nous ne faisons plus d’effort pour être meilleur, nous rapprocher de notre idéal, avoir plus de qualités ou d’expérience. Seulement, avant cela, nous aurions cru ne pas nous arrêter après avoir obtenu cette seule satisfaction. À ce moment là, sommes-nous bloqué ou simplement arrivé à la fin de notre voyage personnel ?

Sans cette recherche constante de perfectionnement, nous n’avons plus qu’à nous assoir et attendre, attendre la fin de notre vie. Si c’est la fin de notre voyage personnel, cela signifie que tous nos efforts s’associeront dans le but de ne pas perdre cette unique satisfaction. Plus d’efforts placés en cela que pour réellement progresser dans quoi que ce soit. Juste s’accrocher comme un homme en train de mourir à la photo de son fils et de sa femme… Un homme en sursis.

Si l’on est juste bloqué en revanche, alors il suffit de trouver un moyen de contourner, de manière si possible à laisser cette satisfaction nous accompagner. Ne pas s’arrêter à ce détail de bonheur qui nous a touchés. Se pousser plus encore, pour atteindre cette satisfaction parfaite qui nous comblera jusqu’à la fin.

Mais alors intervient la notion de perfection. Par définition, elle est utopique, elle est imaginaire, puisque rien autour de nous n’est parfait. Que des yeux lucides me montrent une chose parfaite, et je vous répondrais que je suis d’accord, que la perfection existe. Mais généralement, notre vision, notre pensé, est altéré par cette première satisfaction incomplète et partielle…

Et si justement nous courions après une satisfaction imaginaire, que nous n’atteindrons jamais, puisqu’elle est infinie ? Là tout est affaire de juste milieu et de volonté…

Dixit H.

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Statistiques

août 23, 2008 at 11:20 (Reflexions) (, , )


J’ai entendu quelqu’un parler d’un homme avec qui il avait fait connaissance. Il l’avait à nouveau rencontré, de manière également fortuite. Une de ces rencontres qui ne se produisent généralement jamais. Comme de saluer une même personne inconnue à Rome, puis à Paris. Une rencontre très rare.

Sur le moment, j’ai essayé de rassembler mes souvenirs, pour me rappeler à quels sentiments personnels se référaient ce genre d’évènements. Et j’en ai déduit qu’à sa place, ce qui était aussi son cas, j‘aurais été très enthousiasmé. Pourtant, je me suis dis aussitôt, puisque possédant à ce moment là plus de recul que mon interlocuteur, que ce genre de choses n’a d’exceptionnel que la probabilité qu’elles ont de survenir. Je me suis dis que, pour autant que cela soit naturel, ce genre de réaction était totalement naïve et dictée par les émotions. Croirait-on que cette personne rencontré deux fois, suite à un événement purement statistiquement exceptionnel va nous accorder plus d’intérêt par ce simple fait ? Et même si ce sentiment est partagé, il n’en est pas moins vide de sens et sans fondement.

Qui, d’autre part, se mettrait tout à coup à croire au destin, ou à la main de Dieu ? Pourquoi la seule explication lucide, mis à part la surprise, de notre enthousiasme face à ce type d’événements, est-elle purement divine, où dut à une puissance supérieure ?

Peut être le fait que cela nous soit arrivé à nous, nous fait nous sentir plus important. Puisque rentrant dans la catégorie des gens aux « statistiques de vie » originales, nous sommes nous aussi original…

Dixit H.

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Introduction

août 23, 2008 at 12:12 (Annonces) (, )

Le “Who, why, what, where and how ?”

(par) Qui :
Penseurs anonymes.

Pourquoi (faire) :
Exprimer.

(à propos de) Quoi :
Sujets de société.

(pour vous qui venez d’) :
De France, de Belgique, du Canada… Destiné à un public francophone.

(réalisé) Comment :
Des reflexions verbales.

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