Fall in’
Qu’est-ce qu’aimer… ? Aimer, c’est apprécier tout chez l’autre, ou seulement une partie ? A partir de là, jusqu’où peut on aller dans la description de cette affection nommée plus haut ? Est-ce-qu’il est naturel de penser que l’on aime l’autre lorsque l’on n’a pas envie de trouver, de chercher, un défaut qui nous est désagréable chez l’autre ? N’est-ce pas là un effort manifeste de vouloir rejeter ce que nous ne voulons pas voir ?
Est-il naturel de le chercher d’autre part ? Puisque si l’on ne le cherche pas, on reste naturel parce qu’il n’est pas positif de vouloir chercher le mal en l’autre, par pur négativisme, mais le chercher revient à démontrer que l’autre est naturel, puisque personne n’est parfait et que ses mauvais cotés eux même peuvent être appréciés.
Pourtant, il n’est peut être pas moral de penser “je l’aime dirais-je, mais qu’est-ce-que je n’aime pas chez elle/lui ?”… Dans un cas, aimer le tout que forme l’autre, veut signifier que l’on ne peut aimer l’autre si l’on trouve seulement un défaut qui le/la déprécie à nos yeux. Dans l’autre cas, aimer une partie d’un tout, cela n’est donc plus par définition inconditionnel, unilatéral, entier, et donc véritable…
L’amour n’existe donc véritable pas ? L’amour n’est donc qu’un mot vidé de substance qui n’est définit que de manière subjective par son locuteur ?
De part ce raisonnement, on peut en venir à la conclusion que tout n’est pas descriptible, quantifiable, raisonné… Mais comment alors trouver le juste milieu entre une connexion à sens unique et une connexion à échanges purement bilatéraux et égaux ?
Par ailleurs, s’il est naturel de vouloir savoir ce que l’autre apprécie chez nous, cette curiosité pourrait fort bien n’être que déplacée et inapaisable. Est-ce-qu’il est naturel de vouloir connaitre ce qu’on l’autre aime chez nous ? Ou bien cela est juste un questionnement sensé nous rassurer sur notre nature profonde ? Parce qu’au fond, ceux qui se posent la question ne le méritent-ils pas tout simplement en vérité, par simple fait d’humilité ?
L’amour est insubstanciel, une brume inconsistante, l’amour est utopique, l’amour n’existe pas.
Dixit H.
Dune a dit,
août 28, 2008 à 10:21
L’amour existe si, mais il a tendance a être égoiste et exclusif.. On rencontre quelqu’un, on se met à l’aimer, pour ce qu’il est.. défauts et qualités regroupés, sauf que ça ne dure qu’un temps, et en général on finit par vouloir modeler l’autre selon l’image qu’il nous a renvoyé au départ, qui n’était finalement qu’une image déformée de la réalité..
Quant à savoir pour quelles raisons l’autre nous aime, il est évident que c’est pour se rassurer, pour se valoriser d’une certaine manière, rien de malsain la dedans, on est tous pareils..
Suzon a dit,
septembre 13, 2008 à 12:07
L’amour est aveugle non ?
On aime, on ne regarde que les qualités de l’autre pour finalement ne plus voir ses défauts, tout cela consciemment car on veut aimer quelqu’un de parfait afin de pouvoir se dire “j’ai de la chance comme personne, je suis la/le plus heureux/se du monde” et se sentir exceptionnel, extraordinaire … Ce qui explique pourquoi lorsque les défauts de l’autre réapparaissent bien malgré nous, on tombe de haut de façon démesurée par rapport à ce que cette désillusion aurait du provoquer … ?